Pas en colère mais presque

Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 12:15
Les ressources humaines dans l'agroalimentaire ont une remarquable façon d'appliquer le droit du travail et les accords d'entreprise.

En fait les règles sont bonnes à respecter quand elles permettent à l'entreprise de faire ce qu'elle veut de son personnel mais quand elles les protègent des abus elles sont soudainement imparfaites, oubliées ou mises au rebut.
Dans un cas elles sont indispensables et dans l'autre elles ne sont pas prioritaires.
Par exemple: les ressources humaines informent par courrier l'ensemble des responsables de la façon dont les textes permettent d'imposer des décalages de départ en congés, des sanctions possibles si un salarié proteste, en bref des possibilités d'imposer les choix de la direction sans tenir compte de ses obligations (consultation des DP etc) et de la vie des salariés. Dans ce cas les RH rappellent ce que le droit lui permet Mais quand un représentant du personnel interroge l'entreprise sur le fait qu'elle ne peut pas faire travailler un employé moins de 4 h par jour lorsqu'il est à son poste (voir accord d'entreprise sur les 35h) et qu'elle le renvoie chez lui après 2h de présence ou qu'il n'est pas possible de mettre en place une astreinte sans accord , dans ce cas elle met le droit volontairement de coté. Le droit est important pour l'employeur quand il défend ses intérêts mais sans fondement quand il protège le salarié.

ON NE PEUT SE PRÉVALOIR DU DROIT QU'EN LE RESPECTANT.

Ne pas respecter la législation, le code du travail, les accords collectifs, la convention collective exposent à des litiges et des sanctions. Pourtant le système est connu des ressources humaines elles l'utilisent et n'hésitent pas a sanctionner les salariés. Avertissements et mises à pied sont souvent utilisés par l'entreprise.

MARCHER LA TÊTE BAISSÉE NE PERMET PAS DE VOIR DEVANT
Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /Nov /2008 12:53

1 mois, c’est le temps qu ‘aura duré l’acquisition d’un nouvel établissement.

En fait tout semblait joué d’avance :


Fin septembre le CE est réuni exceptionnellement en vue d’un projet d’acquisition de fond de commerce. Tout semble presque beau, l’entreprise ira « moins mal », les emplois seront préservés

Octobre : réunion mensuelle du CE, rien d’extraordinaire, la situation globale n’est pas au mieux comme un peu partout en France dit-on, la fusion acquisition suit son cours, les salariés du nouveau site intégreront l’entreprise au 1er novembre

Novembre : réunion mensuelle du CE. Tiens donc ? Il semblerait que la situation du nouvel établissement soit pire que prévu, nous aurait-on caché des choses ? Mais pas d’inquiétude, la direction travaille à redresser tout ça.

Nos dirigeants sont en cours d’élaboration des budgets et prévisions pour 2009, ce sera difficile mais pas impossible. Il faut réduire les coûts, mais nous y arriverons, peut être faudra-t-il envisager quelques départs de plus, et oui, les coûts reductibles sont surtout des emplois, les autres économies semblent toujours plus difficiles à faire.

Novembre 10 jours après (vendredi prochain pour être clair) : REréunion exceptionnel du CE : la direction décide de fermer le nouvel établissement !


Moins de 30 jours entre l’acquisition du fond de commerce et la décision de le fermer avec la perte de plus de 50 emplois.


Je me demande si nos décideurs pensent que les représentants du personnel sont des idiots, s’ils pensent que dissimuler est synonymes d’informer.

Dans ce climat de très grande confiance il ne serait pas étonnant que naissent de grandes colères que ne sauraient, peut être pas, apaiser des discours maintenant difficiles à croire.


Heureux les simples d’esprit : le royaume des cieux leur appartient.

Je vous laisse méditer la dessus

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